Les 5 choses que j’aime le moins en corée

L’article précédent parlait des choses qui me manqueront définitivement quand nous aurons quitté le pays, il était logique que j’enchaine sur le contraire! (oui cette fois il n’y a que 5 choses, c’est comme ça il y a moins de points négatifs mais ils ne sont pas à sous estimer).

5 : la vie qui ne s’arrete jamais.

Quand on est arrivé à Séoul c’était définitivement une qualité qui nous plaisait, les restaurants 24/24 tous les cafés et établissements à essayer mais c’est presque devenu une obsession. Nous sommes tous le temps en train de culpabiliser si nous choisissons de passer une après midi à la maison alors qu’on ADORE ça…

Tout le monde n’aura pas la même expérience que nous, sachant que la première année nous avons adoré cette facette de Séoul mais à présent nous sommes fatigués de tout le temps être en chasse et de ne pas avoir su nous créer une routine avec un café ou un restaurant où nous serions des habitués (#GilmoreGirls life goal).

4. Le prix des courses alimentaires.

C’est très paradoxal puisque la majorité des petits restaurant coréens proposent des plats à très bas prix (parfois même pour l’équivalent de 5 euros), pourtant si vous souhaitez cuisiner (ce qui est indispensable pour Max et moi) et que vous n’êtes pas de grands professionnels de la cuisine coréenne (qui, pour nous manque beaucoup de légumes et de fruits pour ne consommer que ça) le prix des courses est terriblement élevé.

À quel point? et bien hier j’ai vu un sachet de 3 pommes lambdas pour le prix de 5 euros (et non ce n’était ni du bio, ni des pommes magiques c’était des pommes tout ce qu’il y a de banal).

3. certains etrangers ou les faux amis.

On parle souvent de la difficulté de devenir ami avec les coréens pour des différences culturelles mais attention, une bonne partie des étrangers ici ne valent pas mieux.

Déjà, nous sommes plutôt très sociables et nos anniversaires (qu’on fête en commun) en France étaient toujours des soirées qu’on attendait impatiemment car elles réunissaient tous nos copains et pour ça, on privatisait généralement un bar entier… juste pour situer un peu l’ambiance haha. Nous avons la chance d’être entourés de personnes magnifiques que nous connaissons pour certains depuis la maternelle ou la primaire.

Ici, vous vivrez de magnifiques rencontres qui rattrapent tout mais en attendant vous rencontrerez aussi cette fille qui est prête à tout pour rester quitte à se marier à un inconnu ou vendre son âme, les serials ghoster qui sont vos meilleurs amis pendant X temps et soudainement disparaissent (peut être que vous avez fait ou dit quelque chose sans vous en rendre compte mais vous ne le saurez jamais car vous êtes bloqués…maturité?), les personnes plutôt sympas mais trop immatures qui n’arrivent pas à gérer l’expatriation et vous entrainent dans leur chute, et ceux qui se collent à vous car vous avez telle ou telle caractéristique qui peut les aider (prends moi en photo, est ce que ton mec peut m’aider à trouver un boulot?, tu as un contact dans tel domaine? emmène moi dans un endroit sympa pour qu’ensuite je prenne tous les crédits et. j’en. passe).

Quand on s’expatrie on peut facilement se sentir seul alors nos nouvelles amitiés tendent à être plus intenses et rapides que ce qu’elles auraient été en France mais attention… les déceptions n’en sont que plus fortes! Vous n’en reviendriez pas de toutes les histoires que j’ai pu entendre autour de moi en plus de celles que j’ai observé…

Mon quartier préféré : Yongsan

2. le racisme.

J’en ai déjà parlé sur mon instagram en stories et dans quelques articles ici mais le Corona virus fait ressortir les pires aspects de chaque personne et en Corée, tout particulièrement le racisme. Il concerne tous les étrangers mais je pense encore plus les personnes de couleurs. Des cafés et restaurants refusent ouvertement l’entrée aux étrangers et les gens ne s’assoient plus à coté de nous dans les transports

  • Mon amie Léa en venant chez nous a entendu une dame dire clairement à son enfant dans notre ascenseur de rester loin d’elle car elle est étrangère (elle supposait comme souvent qu’une étrangère ne parlerait pas coréen, raté ma pote est brillante)…
  • Dans le métro, j’ai déjà remarqué des coréens se levant quand je m’assoie pour passer plusieurs stations debout, de l’autre coté du wagon le plus loin possible de moi.
  • Une de mes connaissances s’est vu refuser un rendez vous chez le médecin à cause de son statut d’étrangère (elle en a parlé sur un groupe d’entraide et essaye de voir comment elle pourrait faire remonter l’affaire).

c’est insidieux car non violent, et ça n’arrive pas tous les jours mais je suis incapable de me voiler la face plus longtemps. Nous ne sommes pas les bienvenus (et je pourrais lister bien plus de raisons pour lesquelles je tire cette conclusion)

Je comprends parfaitment que certains étrangers ici arrivent à supporter ça par chance de ne pas y être confrontés, par force de caractère plus grande ou parce que leur expérience en France finalement les rendait plus malheureux mais ce n’est pas mon cas.

1 : La pollution.

Le sujet parait moins grave que le racisme mais il est surtout plus quotidien…

Les premiers 6 mois je n’ai pas souffert tant que ça de la pollution, les 6 mois suivant j’en souffrais mais l’excitation d’être à Séoul faisait que je passais outre.

Le problème c’est que mes symptômes n’ont fait que s’aggraver, je tousse depuis plus d’un an et ce malgré les tentatives de traitement, pourtant à Paris je n’avais JAMAIS eu de problèmes.

Quand Maxime fait du sport en extérieur, il revient en toussant avec une migraine…

Pour vous donner une comparaison, à Paris ce qui est considéré comme une alerte pollution est ici notre quotidien bas, je m’amuse souvent à regarder les taux de pollution en région parisienne pour comparer et vous êtes toujours ou presque en zone considérée verte pour la Corée alors que nous sommes presque toujours dans le jaune. Bande de chanceux!

C’est assez frustrant de vivre avec un masque la plupart du temps et d’organiser son agenda et ses activités en fonction de la pollution qui est malheureusement présente presque tous les jours!.

J’ai hâte de pouvoir me lever tous les matins et de savoir que les nuages et la grisailles sont juste dus à la météo.

Voilà les Germaines, pour conclure je vous dirais que je pense que la meilleure durée pour vivre en Corée c’est d’un à deux ans (même si je conçois que ça va varier en fonction des personnes). En en discutant autour de moi je me rends compte que la première année est souvent magique et c’est sympa de rester sur ce genre d’expérience. Je suis contente d’être restée plus longtemps car ça me permet d’avoir une meilleure idée de la réalité coréenne mais je n’aurais pas aimé repartir d’ici en détestant le pays comme certaines de mes connaissances!

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